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jeudi, 28 septembre 2006

Le premier mort du Parti socialiste: Lionel Jospin

La machine à broyer tous les candidats opposés à Ségolène Royal est mise en marche depuis longtemps par l'appareil socialiste. Elle vient de faire un premier mort, Lionel Jospin, qui vient de décider de ne pas demander l'investiture aux militants, après avoir lancé sa candidature et assuré tous azimuts que bien sûr il se présenterait, ce qui le ridiculise par-dessus tout. Mais Jospin n'est que le premier: Lang suivra, bien entendu les Aubry, Hollande, Kouchner, et autres ne seront pas candidats, et les militants verront leur choix se réduire encore.

Car ce ne sont pas les militants socialistes qui ont pris la décision d'écarter Jospin, mais l'appareil et les sondeurs qui ont réussi à obtenir son retrait au terme d'une lutte d'appareil. Je souhaite aux militants d'avoir encore un choix sérieux quand ils auront le droit de voter: ce n'est pas certain du tout. Résultat: Ségolène Royal sera imposée de fait au parti.

Commentaires

oué c'est vraiment l'angoisse d'aller voter ces dernières années, on se sent trop manipulé, et la gauche s'y colle, ou allons nous..

Ecrit par : cruelliton | vendredi, 29 septembre 2006

Histoire d'en ajouter une couche:
Hier le secrétaire aux élections du PS signale que Lang, à qui il manquerait une vingtaine de parrainnages pour avoir les trente requis pour se présenter - selon des bruits de couloir qui valent ce qu'ils valent, mais en tout cas il ne les a pas encore ces 30 parrainnages -, "aura" à temps ses parrainages. Comment en être si sûr?
Simple: tel autre courant qui en a "trop" s'arrangera pour les lui fournir, on le lui dit et l'on se gêne à peine pour le faire comprendre. Mais, bien sûr, en échange de son soutien au second tour: ça s'achète. Et si on le soutient, c'est parce qu'il est certain de se ramasser, mais aussi parce qu'il ne prendra pas beaucoup de voix au candidat concerné et en prendra à tel autre (en l'occurence, à DSK) ce qui assurera untelle d'avoir l'adversaire qu'elle souhaite (Fabius) au second tour. C'est donc Royal, la candidate officielle implicite du PS, qui lui donnera des parrainages et qui profitera de son soutien.
Au moins à l'UMP c'est clair: tous derrière le chef, que cela leur plaise ou non, un vote pour faire semblant et c'est tout. A gauche, on y ajoute l'hypocrisie alors que la liste des candidats autorisés, leur rôle et quasi leurs scores sont déjà prévus par l'appareil.
A l'UDF, malheureusement personne n'était volontaire et surtout pas Robien pour prendre la veste de sa vie face à Bayrou, soutenu par 91% des militants en janvier au Congrès, on n'a donc pas pu prouver qu'on n'y parlait pas de démocratie pour rien, mais ici on est démocrate!

Ecrit par : Cratyle | vendredi, 29 septembre 2006

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