dimanche, 14 mai 2006
Robien, les anciens UDF et nos chaînes
On cite parfois des ministres en tant qu'UDF alors qu'ils ne le sont pas, comme Douste ou Borloo, mais l'ont été autrefois seulement. Je ne défendrai pas Douste, dont je suis bien content qu'après avoir joué le rôle du traître chiraquien de l'intérieur en 2000-2002 il soit enfin parti (du parti), et ce d'autant plus qu'il est incompétent et paresseux (les militants repètent volontiers qu'il est ministre des affaires qui lui sont étrangères, ou ce joli surnom de Condorsay). Qu'on l'ait envoyé aux ministère des affaires étrangères est typique de ce fonctionnement clanique du chiraquisme où les compétences réelles comptent moins que la récompense du service rendu au Chef.
Les anciens UDF chiraquiens ne doivent pas faire illusion par ignorance de leur évolution: ils ne sont plus UDF.
Robien est encore UDF, mais je rappelle qu'il a été nommé sans demander l'avis de l'UDF en rien en 2002, qu'il ne reste au gouvernement que contre la volonté explicite de l'UDF qui ne veut pas de ministres UDF au gouvernement, qu'il a été démis de son ancienne fonction nationale, et qu'il ne représente certainement pas un visage acceptable pour l'UDF vu la politique à la Chirac qu'il mène, et l'absence de prise en compte des valeurs de son propre parti, une grande majorité des militants en conviennent. Il a été écrasé au congrès de janvier (91% en faveur de l'indépendance prônée par Bayrou...) où il n'a même pas pu éviter un score ridicule après avoir demandé lui-même l'organisation du congrès, et n'a pas osé venir; d'aucuns ont regretté qu'il n'ait pas été exclu. Qu'on ne nous oppose donc pas les actions de Robien qui ne représente plus que lui-même et quelques archéos d'Amiens, et comme il a publiquement déclaré qu'il ne soutiendrait pas Bayrou en 2007 contrairement à ses amis du même courant défait au congrès, il est maintenant plus qu'isolé.
Aucun autre UDF n'a été ni n'est au gouvernement sous Chirac.
Que, en 2002, Bayrou ait essayé malgré les actes de l'UMP d'alors de rester dans la majorité tout en étant critique est exact. On n'a jamais tenu compte de ce qu'il a fait, dit, demandé même en 2002; il a donc largué les amarres progressivement en étant de plus en plus critique (pour ne pas dire plus) et est aujourd'hui le chef d'un parti libre, indépendant de toute alliance, à la grande satisfaction des militants (cf congrès de janvier!): sortis de la majorité, nous votons ainsi les lois selon nos propres critères, budget compris, sans tenir compte des consignes gouvernementales; c'est ainsi que nous avons déjà rejeté le budget, entre de nombreuses lois d'ailleurs, quand elles ne nous plaisent pas. Nous avons comme boussole nos valeurs et non une tactique, et ni le PS ni l'UMP ne peuvent en dire autant, qui refusent quand ils sont dans l'opposition ce qu'ils acceptent dans la majorité.
Qui plus est consigne a été donnée par François Bayrou de préparer des candidats dans toutes les circonscriptions en 2007. Il n'y a donc plus d'ambiguïté dans notre position: nous sommes libres.
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mercredi, 03 mai 2006
Le parti libre
L'Union pour la Démocratie Française, sous la direction de François Bayrou, a considérablement changé depuis 2002 ; son congrès vient de définir sa ligne en janvier: indépendance véritable envers la droite et la gauche, qui sont ses concurrents, pour imposer une ligne centriste; refus de servir de supplétif, à l'UMP qui ne rassemble guère au-delà de la droite, comme au PS; construction autour de nos idées d'une force politique à vocation majoritaire à moyen terme. Je soutiens ce choix, le choix de la liberté, que n'a fait aucun autre parti, ni le PS englué dans ses mésalliances idéologiques avec l'extrême gauche et qui n'ose même pas être lui-même, ni l'UMP qui après des années de clanisme chiraquien devient un parti de droite autour d'une ligne idéologique qui ne convient certainement pas à tous ses anciens sympathisants.
A ceux qui sont déçus de la droite et de la gauche, de Mitterand et de Chirac, de Fabius et de Jospin, de Villepin et de Raffarin, nous disons ceci: nous, à l'UDF, nous n'avons pas fait ces erreurs des assoiffés de pouvoir qui méprisent le peuple et ne s'occupent guère de résoudre les vrais problèmes de la France, et nous ne les ferons pas. Ne mettez pas tous les politiques dans le même sac, ne rejetez pas la politique en bloc. Envers nous, envers François Bayrou, vous pouvez avoir confiance. Notre parti se reconstruit, se renouvelle, a une vraie ligne politique cohérente et soucieuse d'efficacité et non de démagogie; il a prouvé aux élections qu'il représentait une vraie force politique en France. Aidez-nous à gagner contre les mastodontes de l'UMP et du PS. Rejoignez-nous.
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