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        <title>Carnets de l'éclusier - la voix politique d'un démocrate parisien - sondage</title>
        <description>parler n'est-il pas une sorte d'action? (Platon)</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 19 May 2007 18:38:05 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Une perle sondagière</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 23 Apr 2007 22:07:50 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;L'institut de sondage 3C Etudes voyait son directeur interrogé dans le Nouvel Observateur - publication de &lt;a href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/20070420.OBS3085/linstitut_3c_etudes_donnesegolene_royal_en_tete_au_1er_.html&quot; title=&quot;lire&quot;&gt;l'interview&lt;/a&gt; le 20 avril à 20h11. Prévisions&amp;nbsp;après redressement annoncées:&amp;nbsp;&quot;Jean-Marie Le Pen tourne autour des 17-20%, comme Nicolas Sarkozy et François Bayrou&quot; et donc Ségolène Royal (correctement évaluée à 25%) est en tête! C'est d'ailleurs ce sur quoi insiste le titre: l'institut 3CEtudes donne Royal en tête!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le genre &quot;n'importe quoi&quot; c'est fort: 8% d'erreur sur Le Pen, 12,5% sur Sarkozy...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui plus est, l'institut donne des fourchettes (17% à 20%) ce qui signifie que le résultat devrait être à l'intérieur de cette fourchette et l'on en est loin!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Première question: pourquoi le Nouvel Observateur a-t-il publié ce sondage alors que le manque de déontologie et même de sérieux crevait les yeux? Réponse probable: parce que ce sondage donnait Royal en tête et Sarkozy pas sûr d'être au second tour, au même niveau que Le Pen et Bayrou, très en-dessous des niveaux annoncés par ailleurs. Qui plus est il a été publié le 20 avril, à la dernière limite (20h11), ce qui sent la grosse manoeuvre. Indigne pour le Nouvel Observateur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seconde question: pourquoi n'y a-t-il pas d'excuses du Nouvel Observateur après coup au moins? Réponse probable: parce qu'ils se moquent complètement de leur lectorat, qu'ils méprisent visiblement, et de l'éthique journalistique par-dessus le marché.&amp;nbsp;Décidément indigne.&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://carnetsdeleclusier.hautetfort.com/archive/2007/04/23/un-compte-a-regler-avec-les-sondeurs.html</guid>
                <title>Un compte à régler avec les sondeurs</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
                                                <category>Sondage</category>
                                                <pubDate>Mon, 23 Apr 2007 06:38:05 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Un premier tour donne aussi un moyen de vérifier la fiabilité des sondeurs. Et cette année, nous ne sommes pas déçus. Une nouvelle fois les sondeurs ont fait la preuve de leur incompétence même à court terme (alors quant aux prévisions à long terme d'il y a trois mois, n'en parlons pas), ou/et de leur manipulation systématique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les scores de François Bayrou,&amp;nbsp;de Royal et de Sarkozy&amp;nbsp;ont été souvent sous-estimés plutôt que surestimés;&amp;nbsp;BVA&amp;nbsp;évaluait Bayrou à 15% (!) au lieu des 18,5% réels, CSA ou LH2 Sarkozy à 27% au lieu de 31% réels, Ifop, LH2 et Ipsos&amp;nbsp;Royal entre 22,5&amp;nbsp;et 23,5 au lieu de 26% réels. A noter que tout le monde a sous-estimé Sarkozy de 1% à 4%. Mais il y a bien pire: le cas de Le Pen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On n'a pas arrêté de nous sussurer à l'esprit que Le Pen était sous-estimé, qu'il pouvait être le troisième homme, etc; les politiques et les médias s'en sont servis; un sondage a même osé le donner devant François Bayrou juste avant le vote (CSA décidément peu scrupuleuse: Bayrou à 18,5% et Le Pen à 10,5% à l'arrivée!!). Moralité: les 6 sondeurs le donnaient entre 13% et 16% dans leur dernier sondage, et il a réalisé 10,5%.&amp;nbsp;N'oublions pas qu'on nous a encore menti. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons que CSA évaluait Le Pen à 16% ce qui fait une erreur de 5,5% très supérieure à toute marge raisonnable d'incertitude: or CSA possède une méthode spéciale, maison, pour évaluer Le Pen, qui l'a conduit à donner Le Pen très haut pendant toute la campagne; on voit le résultat: méthode bonne à jeter au panier. Les autres sondeurs étaient tous entre 13% et 14%; ce n'est guère mieux. Les méthodes de redressement doivent être revues! On me dira que les sondeurs l'ont donné haut par peur de rater leur coup comme en 2002... mais cela ne fait que prouver qu'ils n'ont aucune méthode scientifique pour mesurer correctement, même deux jours à l'avance, les votes.&lt;/p&gt;
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                <title>Contradictions des sondeurs</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 12 Apr 2007 16:40:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://elections.france3.fr/common/playerVideo.php&quot; title=&quot;voir l'interview&quot;&gt;Sur Fr3&lt;/a&gt;, Rozès donnait des éléments qu'on n'entend généralement pas dans la bouche des sondeurs, la sienne compris: que&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;cette élection ne peut pas s'analyser à partir de la grille habituelle droite/gauche&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et&amp;nbsp;là ça m'a bien fait rire parce que c'est ce que font tous les interprètes de sondages et Rozès lui-même depuis longtemps en déniant au centre une existence propre... ; que les électeurs recherchent une &quot;incarnation&quot;, traquent la cohérence des programmes et des candidats et ne choisiront qu'après avoir bien réfléchi, d'où le grand nombre d'indécis, les choix à la denière minute ou dans les tous derniers jours, et finalement l'impossibilité aujourd'hui de donner une prédiction fiable: Sarkozy devrait être au second tour (quoique...) mais impossible de déterminer de Royal et Bayrou qui sera son adversaire, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sondeurs, interrogés, admettent tous d'ailleurs qu'entre Royal et Bayrou ils ne peuvent pas trier dans la presse. Le désir de ne pas se tromper fait qu'ils sont de moins en moins loquaces en ce moment quant aux prédictions... mais les médias manipulent très bien sans eux avec les chiffres disponibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://carnetsdeleclusier.hautetfort.com/archive/2007/04/12/a-prendre-avec-des-pincettes.html</guid>
                <title>A prendre avec des pincettes</title>
                <link>http://carnetsdeleclusier.hautetfort.com/archive/2007/04/12/a-prendre-avec-des-pincettes.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
                                                <category>Sondage</category>
                                                <pubDate>Thu, 12 Apr 2007 02:45:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Que tirer des sondages détaillés, avec toutes les imperfections qu'ils ont? faut-il même essayer d'en tirer quelque chose?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais essayer à partir des données de l'Ifop/JDD qui sont publiées sur le site de l'Ifop de comparer l'évolution de Bayrou et de Royal entre le maximum atteint pour François Bayrou dans l'enquête du 10 mars et le minimum du 7 avril (c'est alors que nous remontons dans les autres sondages), et d'en déterminer des points faibles et donc des éléments d'actions à envisager. Le sondage de l'Ifop nous est nettement défavorable par rapport à d'autres, mais Ifop est le seul institut à publier parfois le détail sur son site (d'où impossibilité de comparer, d'ailleurs, avec d'autres sondeurs). Les scores n'évoluant pas rapidement, ce type de travail est a priori légitime. Je suppose évidemment le sondage fiable dans un premier temps, quitte à en discuter ensuite, n'oubliant pas que c'est un sondage, ce qui est une bonne raison de se méfier a priori.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. Quelles sont nos faiblesses?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le sexe:&lt;/em&gt; Rien de très significatif sur les différences selon le sexe. Un peu plus de femmes à voter Royal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;L'âge:&lt;/em&gt; Le 10 mars, le vote Bayrou était assez homogène avec une légère faiblesse chez les 18-24 ans, aujourd'hui c'est l'inverse: les 18-24 ans sont notre point fort (29%) mais nous avons baissé nettement chez les 50 ans et plus (15% seulement) qui sont les catégories les plus nombreuses et feront l'issue du vote. Royal a nettement baissé chez les 18-34 ans et a quasi compensé cette baisse dans les catégories d'âge plus élevé. Sarkozy a légèrement augmenté dans l'ensemble grâce à une augmentation chez les plus de 50 ans. Il nous faut donc agir en direction des plus de 50 ans, enjeu clé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;La profession du chef de famille:&lt;/em&gt; Notre position s'est renforcée chez les cadres supérieurs et professions libérales (35%), les ouvriers (égale à notre moyenne), les inactifs (un peu), et détériorée chez les employés (-8% alors qu'il y avait justement eu un progrès significatif le 10 mars dans cette catégorie), les professions intermédiaires, les retraités (-8%). Ces trois catégories constituent un autre objectif, vu leur nombre. Tout cela confirme cependant l'importance des mouvements internes à l'électorat que la moyenne lisse trop. Chez les ouvriers, les scores de FB, SR, NS sont voisins, et les votes sont très portés sur les extrêmes, contrairement aux employés où SR, qui avait un déficit début mars, s'est renforcée de 10% visiblement à notre détriment: dans les catégories populaires, c'est chez les employés, susceptibles de basculer en notre faveur (ils l'ont déjà fait) que se jouera l'élection, et il faudra se battre sur cette catégorie clé. Les retraités sont évidemment aussi une des clés de l'élection (cf plus haut).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le statut de l'interviewé:&lt;/em&gt; Nous avons un avantage certain dans le secteur public (29%) mais un net déficit dans le privé, alors que pour NS c'est l'inverse. Cependant nous avons un déficit par rapport à Royal dans le privé: nous pouvons faire mieux. Encore un objectif. (Non précisé dans l'enquête du 10 mars, sans comparaison possible.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Catégorie d'agglomération:&lt;/em&gt; nous avons perdu surtout des voix dans l'agglomération parisienne (-10%) et dans les communes rurales il subsiste un déficit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Proximité politique:&lt;/em&gt; A gauche, nous avons perdu des voix à gauche au PS (de 23% à 16%, soit -7%) et à l'extrême gauche, mais en avons gagné chez les Verts (24%) et au PC; c'est surtout à gauche le PS qui importe en nombre d'électeurs et là qu'est l'enjeu électoral. Royal en a perdu à l'extrême gauche et au PC, cause de sa chute (on parle des petits depuis l'obtention des parrainages), en a gagné un peu chez les Verts, mais n'en a guère gagné au PS où elle conserve un déficit (67% seulement); elle ne prend de voix nulle part ailleurs, incapable d'en gagner ailleurs qu'à gauche. Nous avons encore des voix à prendre au PS: il est possible de reconquérir ces 7% d'électeurs socialistes qui sont passés de l'UDF au PS, qui sont cruuciaux pour le passage au second tour. A droite pas de changement significatif, les proportions d'électeurs UDF qui votent UMP ou d'UMP votant UDF sont voisines; nous avons encore des voix à prendre de ce côté aussi (18% d'UDF votent UMP).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[J'en profite pour souligner la déstructuration complète de l'électorat vert dans cette élection, régulièrement confirmée: FB 24%, SR 21%, NS 20%, DV 13%, JB 7%, FNihous 6%... ce qui signifie que cet électorat ne se détermine guère sur l'écologie (et encore moins que d'autres sur les alliances du parti) vues les positions de NS ou du chasseur Nihous... l'on peut le supposer en bonne part indécis voire perplexe.]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Les votes antérieurs:&lt;/em&gt; Le vote à la présidentielle 2002 a moins de signification (abstention et nomadisme, circonstances particulières de l'UDF sans comparaison possible avec aujourd'hui...); le vote au référendum aussi dans la mesure où la campagne n'a pas porté sur l'Europe dans les grands médias. Sauf sur un point: NS attire 28% des votants Le Pen de 2002 et 35% des votants non de 2005 à droite. Une bonne raison de penser que le score de Le Pen sera nettement plus bas et que NS sera au second tour s'il n'y a pas de changement d'ici là, ce qui est... très envisageable, d'autant que ce n'est qu'un sondage (redressé)!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. Les enjeux et l'action&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je crois très périlleux de prétendre séduire les catégories une à une par des promesses spécifiques. Ce que NS a fait de plus réussi, si l'on ose dire, pour augmenter les votes pour lui du moins, dans toute sa campagne, c'était... de parler de sécurité et d'immigration: un enjeu qui mobilise la droite en sa faveur sans s'adresser à aucune catégorie. Ce sondage enregistre essentiellement cela, il suffit d'enregistrer la liste des catégories où il progresse: plus de 50 ans, artisans et commerçants, retraités, indépendants, communes rurales... et verts, mais ça c'est sans doute autre chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les artisans et commerçants, les indépendants, notre projet est excellent, et nous avions l'avantage sur NS il y a un mois. Il les a reconquis en leur parlant d'autre chose que de ce qui concerne leur catégorie sociale. Nous pouvons cependant les reconquérir à notre tour, ils ne sont pas fixés. Mais c'est un ensemble pour lequel les valeurs, l'honnêteté, le sens du travail, le refus des promesses comptent sans doute autant que le Small Business Act et les deux emplois sans charges.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De même, nous avons des mesures intéressantes pour un employé, sa famille, l'emploi, l'éducation... et plus fiables. Il faudrait les développer et aller leur parler dans les bureaux ou les supermarchés par exemple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux retraités, il me semble que les points de notre projet sur la sécurité, les liens sociaux, la dépendance et la santé n'ont pas été développés suffisamment, et de loin, les petites retraites n'étant pas le seul problème. Une visite dans une maison de retraite pour informer et discuter serait sans doute une bonne idée, dans vos cantons, le site internet n'étant sans doute pas si souvent consulté par les plus de 50 ans. Il faut convaincre vos parents et grands-parents. Je me demande aussi dans quelle mesure la présence de Veil ou Giscard et autres anciens aux côtés de NS nous dessert chez eux. Je constate que les arguments développés par le camp NS (immobilisme, instabilité, IVe république...) s'adressent préférentiellement à cette catégorie. Plus que des mesures, une parole juste, honnête, fiable, peut beaucoup pour rassurer mais n'est sans doute pas suffisante. Il faudra trouver un supplément d'âme et aller beaucoup sur le terrain parler sérieusement sécurité hors télévision et faits divers, sans en faire l'essentiel, ce qui serait un piège.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Géographiquement, je me demande si nous pâtissons d'un maillage insuffisant des communes rurales dans certains endroits, d'une faible utilisation d'internet et même de la PQR, et donc d'une information essentiellement télévisuelle. Notre projet vaut bien celui de NS ou SR sur ce sujet, cependant. Est-il connu? Et Bayrou est-il connu assez? En tout cas, le problème est différent dans l'agglomération parisienne et notamment en banlieue où Bayrou devrait se rendre, et pour y tenir meeting, serrer des mains, comme à Saint-Denis. Car ces électeurs-là votaient pour lui il y a un mois: nous pouvons les reconquérir. Aux militants, débordés sans doute, de ces banlieues, on ne dira jamais assez qu'ils sont indispensables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans doute pâtissons-nous, en fait, de notre absence relative des médias au profit de ceux qui créent la polémique, et cela continue ces temps-ci, par rapport à ceux qui fabriquent un évènement chaque jour, au besoin de toutes pièces. Je crois que la qualité paie cependant. Les Français jugeront.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que l'on ne se décourage pas à la lecture de cet exercice de style: la liste de tout ce qui ne va pas à partir d'un sondage qui nous défavorise par rapport à d'autres. Nous n'avons que deux à trois points de retard sur Royal, c'est peu. Et encore, d'après les sondages! et nous aurons au moins appris pendant cette campagne à quel point les redressements sont erratiques. Bonne campagne. Ne relâchons pas la pression.&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://carnetsdeleclusier.hautetfort.com/archive/2007/04/08/l-effet-des-sondages.html</guid>
                <title>L'effet des sondages</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 08 Apr 2007 07:25:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Dans tous les sondages de cette semaine, François Bayrou remonte, Ségolène Royal baisse, et donc l'écart entre François Bayrou et Ségolène Royal se resserre: la différence est de 2,5% chez CSA (5/4), de 3% à l'Ifop (7/4), de 4,5% à l'Ipsos (7/4) [descendue à 3% aussi ce 8/4], de 3,5% chez la Sofres (5/4), il n'y a que BVA qui donne un résultat dissonant, 6% (5/4) mais quand même avec une différence plus faible. Il est très important que nous ayons une vraie dynamique en&amp;nbsp;augmentation au moment où les indécis vont choisir, ces derniers jours cruciaux qui nous apporteront la victoire. Du coup, après la période des craintes, vient celle&amp;nbsp;des soulagements. Tout le monde, et nous aussi, accorde trop de place à ces sondages, tout en sachant qu'ils ne signifient plus rien à ce stade de la campagne où seul le combat quotidien compte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la louange non seulement des militants, mais aussi de tous les sympathisants qui nous rejoignent, et comme nous se battent,&amp;nbsp;la période des craintes a été aussi celle des mobilisations (pour ne pas perdre, on s'engage), celle des soulagements est celle des mobilisations aussi (on peut gagner). Cette simple constatation que n'a pas faibli le soutien à François Bayrou sous la pression médiatico-sondagière est d'excellent augure pour la fin de campagne. Le nombre de militants nouveaux n'a pas cessé d'augmenter énormément pendant la pseudo-baisse dans les sondages (pseudo-baisse, car quand un sondage descend de 21% à 17% pour remonter immédiatement à 20%, on est fondé à se demander s'il y a eu baisse et remontée, ou si l'on est constant entre 21% et 20% avec une mesure suspecte à 17%...). Et c'est ainsi que nous gagnerons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Désormais, il faudra se battre sans trêve, quels que soient les sondages qui seront encore plus manipulés qu'ils ne le sont d'habitude de biais en redressements, car la victoire est possible avec un écart si faible, nous savons désormais que les sondages n'ont plus d'importance parce que nous pouvons gagner de toute façon, quoi qu'ils disent, et c'est maintenant que la qualité du candidat fera la différence. Il faut simplement que sur le terrain on tracte, on rencontre, on discute, pour faire voter François Bayrou, plus que jamais, qu'on tente de convaincre&amp;nbsp;sa famille, ses amis, ses relations professionnelles, ceux dont on possède l'adresse ou qu'on rencontre pour Pâques.&amp;nbsp;Tout sympathisant&amp;nbsp;même sans matériel peut faire connaître autour de lui le programme d'action (ci-contre) ou le site (ci-contre). Nous avons besoin de cette publicité pour compenser celle que les médias font pour les candidats des deux gros partis, de ce soutien du terrain, et plus seulement sur internet. Bonne campagne. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://carnetsdeleclusier.hautetfort.com/archive/2007/03/30/les-sondages-dossier-du-jour.html</guid>
                <title>Les sondages, dossier du jour</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
                                                <category>Sondage</category>
                                                <pubDate>Fri, 30 Mar 2007 23:15:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partie I. Deux questions sans réponse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le débat sur les sondages s'est enrichi cette semaine de plusieurs informations très intéressantes, notamment du Canard Enchaîné, qui signale que dans les résultats bruts qu'il s'est procuré, Bayrou est devant Royal, et se demande pourquoi il se retrouve nettement derrière dans tous les sondages publiés; et d'Hervé Morin, qui s'est aussi procuré des résultats bruts de deux sondages fournissant les mêmes chiffres et constate que dans les publications de ces sondages, dans un cas un candidat gagnait trois points par rapport aux résultats bruts, et dans l'autre le même candidat perdait trois points par rapport aux résultats bruts. Et de se demander s'il n'y a pas bidouillages permanents. La réponse est oui, bien sûr. Mais quelle réponse a-t-on donné à ces deux questions précises?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'une part, pourquoi Bayrou, à 27% dans les résultats bruts d'après Morin, est-il redressé à 21% et Royal, elle, nettement devant plus bas à 23% en brut, redressée à 27% si bien qu'elle se trouve nettement plus haut dans les résultats publiés?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autre part, pourquoi les redressements se font-ils d'une manière si différente, incohérente entre des instituts censés travailler scientifiquement (la réponse étant bien sûr que les redressement sont tous sauf scientifiques)? Pourquoi tant de secret autour des résultats bruts, cachés, autour des méthodes de redressement, à tel point qu'il faut attendre des confidences pour savoir que Bayrou était redressé vers le haut en décembre et l'est aujourd'hui très nettement vers le bas?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ces deux questions précises, aucun début de réponse. Les instituts de sondage auraient tort de croire qu'ils pourront échapper aux interrogations très longtemps. Ce qui les guette, c'est une perte de crédibilité totale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partie II. Plaidoyers récents&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le Nouvel Observateur du 29 mars, on trouvait une interview de Jérôme Sainte-Marie (BVA) par Solène Cordier, et dans le Monde du 29 mars (daté du 30) une tribune de Roland Cayrol et Stéphane Rozès (CSA).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelons que CSA a été sanctionné deux fois par la Commission des sondages pour son manque de déontologie (sondages d'intentions de vote des 7/3 et 14/3): le premier faisait progresser Bayrou de 7 points en une semaine, de 17% à 24%, le second le faisait baisser de 4 points en une semaine, de 24% à 21%, juste la semaine suivante; et c'est sur les redressements concernant Bayrou, seuls éléments significatifs de variation dans les résultats du sondage, que portait certainement l'avertissement de la Commission, laquelle, rappelons-le, ne rend pas publics les motifs de ses avertissements. La Commission demandait qu'on n'interprète pas ces sondages dans les médias. Mais c'était trop tard: ces deux sondages avaient été abondamment servis par tout le monde, tant pour la hausse spectaculaire que pour la baisse spectaculaire, chaque média en profitant selon sa tendance politique, et CSA s'est fait ainsi une belle publicité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le troisième sondage à s'être fait avertir par la Commission des sondages provenait de BVA (19-20 mars) et faisait baisser Bayrou de 21% à 17% en une semaine. Avertissement trop tardif là aussi pour empêcher qu'on ne fasse largement usage dans les médias de cette information spectaculaire, Bayrou est en baisse, puiskonvouldi, trop contents pour s'en priver. Et ce sont justement CSA et BVA qui, se sentant légèrement visés sans doute, ont cru bon de réagir dans les journaux. Ce ne sont pourtant pas les seuls à être concernés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aurais plutôt confiance, par exemple dans les sondages Ifop, systématiquement accusés parce que le patron de l'Ifop est Mme Parisot, qui dirige le Medef et défend une ligne sarkozyste (ce qui ne l'empêche pas de recevoir l'argent du PS). Et ce précisément parce que Mme Parisot ne peut pas faire d'erreur en privilégiant un des futurs présidents possibles au détriment des autres, ce président possible risquant d'être son futur interlocuteur, parce qu'elle ne peut se permettre de voir son institut accusé de partialité par la Commission, ce dont ferait immédiatement des gorges chaudes une bonne partie de la gauche qui n'arrêterait pas d'en parler de longtemps... C'est plutôt rassurant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le &lt;i&gt;plaidoyer pour les sondages&lt;/i&gt; de Cayrol et Rozès confine à l'hypocrisie. Rien que de la langue de bois là-dedans. CSA se défend contre l'accusation de bidouillage sans aucun argument, cela me rappelle la stratégie des médias quand on leur rappelle qu'ils ont des obligations envers le pluralisme à respecter: la liberté de la presse, risque pour la démocratie et compagnie... mais accepter de dire franchement qu'ils n'ont pas respecté leurs obligations, zéro. D'abord Cayrol et Rozès se présentent comme des boucs émissaires. Ensuite ils répondent à toute les questions qu'on ne leur pose pas pour donner une réponse de bon sens à côté du sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin ils refusent de publier leurs données brutes et revendiquent que leur méthode de redressement est bonne (même quand les autres sondeurs disent tout autre chose et la Commission les condamne). Comme il n'en parleront pas du tout, nous n'aurons qu'à leur faire confiance: c'est rassurant. Et comme c'est une tribune, ils n'ont pas à répondre à des questions gênantes sur les deux sondages récusés, ou sur les questions précises posées par le Canard ou Morin, et se contentent de n'en pas parler. Fermez le ban. On continuera comme d'habitude à interviewer sur les plateaux de la télévision et dans les journaux ces éminents spécialistes. Heureusement, il y a internet pour les coincer au besoin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'interview de Jérôme Sainte-Marie (BVA) est claire dès son sous-titre: &quot;délirant&quot;; mais ce mot ne figure nullepart : ajouté par le Nouvel Observateur? Au moins le Nouvel Observateur pose les questions, merci à Solène Cordier de ne pas les avoir toutes évitées: aux dénonciations de bidouillages, il répond excellemment &quot;il existe en France une Commission des sondages, qui peut être saisie&quot;, et qu'il ne voit pas de quoi on peut bien l'accuser; que dire de plus? Justement, que BVA vient d'être épinglée, ce qui rend peu convaincant le ton vertueux, pour le sondage cité ci-dessus qui concerne justement très fort Bayrou (baisse de -4%, inventée?). Sainte-Marie répond à tous ces adversaires des sondeurs avec la vertu de l'innocent outragé, elle ne lui convient pas. De même quant il estime que si les sondeurs donnent des résultats différents en redressant, c'est parce que son travail est de l'artisanat! On croyait ça scientifique (au sens où les sciences sociales sont des sciences, c'est-à-dire de manière fort peu scientifique en réalité), mais non, bien sûr que non: c'est de l'artisanat - très rassurant pour la crédibilité. Ou quand il dit que &quot;les méthodes de chaque institut sont validées par la Commission des sondages&quot; (c'est scientifique puisqu'elle vous le dit la Commission) mais oublie de préciser que les méthodes de redressement ne sont pas communiquées par les instituts à la Commission.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, quand on lui demande pourquoi les lecteurs ne peuvent pas &quot;prendre connaissance des méthodes de redressement de chaque institut&quot;, on a droit à: &quot;D'abord, parce qu'elles sont compliquées.&quot; (merci décidément au nom de tous les imbéciles de ne pas nous surcharger de travail...) &quot;Et je pense sincèrement que si les lecteurs avaient connaissance des résultats bruts, cela créerait des éléments de désinformation&quot;car &quot;l'opinion publique croirait davantage des résultats bruts si elle en avait connaissance&quot;, ce qui n'est pas totalement faux, mais indique surtout que la pédagogie des sondages n'est pas faite, oublie que les instituts cherchent surtout à garder leurs secrets peu reluisants d'arrière-boutique, et occulte que les sondages eux-mêmes ont pour utilité de servir à la désinformation dans les médias...&lt;br /&gt; Tout cela n'est décidément pas bien reluisant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partie III. Sous-estimation de Bayrou: les hypothèses et la calculette...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un début d'explication chez Sainte-Marie quand à la raison pour laquelle on sous-estimerait Bayrou dans les redressements: &quot;Il s'agit de mouvements assez importants, que j'enregistre et que je répercute en tenant compte du taux de certitude des personnes, qui est, me semble-t-il, un élément important quand on sait que 60% des personnes interrogées ne sont pas sûres de leur vote.&quot; Autrement dit, plus on nous annonce d'indécis dans ceux qui votent Bayrou, plus on baisse son score. Cela justifie-t-il une baisse aussi forte dans les redressements?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit calcul en supposant que l'argument est le seul à intervenir: 40% de votes certains sur les 27%, c'est 10,8%; les 60% d'indécis représentent donc, sur les 27%, 16,2%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une partie des indécis est attribuée à Bayrou et les autres à Royal ou Sarkozy essentiellement. Mais 20% environ de ceux qui déclarent voter Royal hésitent entre Royal et Bayrou, 20% environ de ceux qui déclarent voter Sarkozy hésitent entre Sarkozy et Bayrou... en appliquant cette technique, une partie des 4,6% d'indécis votant Royal (20% des 23%) et des 7% d'indécis votant Sarkozy (20% des 35% brut de Sarkozy) doivent être comptabilisés en faveur de Bayrou. Quant à savoir quel pourcentage d'indécis changent d'avis dans chaque cas...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour donner une estimation en gros, supposons que la moitié des indécis change d'avis dans tous les cas: Bayrou est à 10,8+8,1+2,3+3,5=24,7%. Si c'est le tiers des indécis, Bayrou est à 25,5%. Si c'est deux tiers des indécis, Bayrou est à 24%. Le score de Bayrou est d'autant plus haut que peu d'indécis changent d'avis mais il semble difficile de considérer que plus de deux tiers des indécis vont changer d'avis. Evaluer Bayrou à 21% est particulièrement violent en regard des chiffres obtenus plus haut. Impossible ainsi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour que cela soit possible, il faut que les indécis qui votent Bayrou partent et que les indécis qui votent Royal ou Sarkozy mais sont tentés par Bayrou ne viennent pas voter pour lui du tout ou presque. Petit calcul en supposant que c'est le cas: si Bayrou perd 6% sur les 16,2% d'indécis, soit qu'environ 37% des indécis votant Bayrou changent d'avis sans que les autres ne viennent les remplacer, alors on obtient Bayrou à 21%. Mais supposer que 37% des indécis qui votent Bayrou reviendront chez Royal ou chez Sarkozy sans qu'il n'y ait aucun mouvement dans l'autre sens, c'est supposer son échec pour mieux en déduire le résultat et en conclure qu'il baisse... Une énorme pétition de principe!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'où la conclusion: ce chiffre de 21% traduit la conviction des sondeurs et non les observations faites sur le terrain. Aucun ralentissement constatable sur le terrain en quoi que ce soit... ni l'affluence aux meetings, ni les contacts aux distributions de tracts, ni rien... Et ce sont ces chiffres des sondages pourtant qui font la une des journaux et servent à nous manipuler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs, que l'indécision ait une véritable importance, que cela ait pour conséquence une &quot;fragilité&quot; de l'électorat, je n'y crois pas, sauf catastrophe qui n'arrivera pas: Bayrou ne fait pas de bourdes, ne pense pas marketing, il ne se trompera donc pas et ne décevra pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sondeurs semblent pourtant croire à l'importance de cette indécision. Les dirigeants de CSA ou d'Ipsos par exemple, fréquemment dans les médias, en parlent sans arrêt comme un fou agite sa crécelle. C'est moins vrai chez Sofres ou Ifop.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partie IV. Pourquoi ces différences entre instituts?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sûr, ne soyons pas naïfs, il y a une part de manipulation; pour favoriser tel média, certes, ou pour coller à la couleur politique du partenaire. Plus encore sans doute pour faire l'évènement: les sondeurs savent bien que leur sondage sera repris, il faut qu'on puisse en tirer un évènement des intentions de vote surtout où les questions sont toujours les mêmes, une égalité entre grands candidats, une forte augmentation ou diminution de l'un, une surprise, quelque chose qui donne une raison de commander toujours plus de sondages (il y a eu 150 sondages en 2002, déjà dans les 280 cette année et ce n'est pas fini, rien qu'autour des présidentielles): c'est ce qu'apprécient le plus les clients que sont les médias.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant il y a sans doute quelque chose de plus. Qui relève moins de la manipulation. Et qui ne doit cependant pas excuser les manoeuvres d'arrière-cuisine, disons-le. Peut-être la vérité est-elle&amp;nbsp;donnée par Pierre Giacometti (Ipsos) dans &lt;a href=&quot;http://franceo.rfo.fr/player_video.php3?iddoc=1726_1727_1728_1729_&amp;amp;id=1728&amp;amp;f=ram&amp;amp;x=g&quot; title=&quot;regarder la vidéo&quot;&gt;une interview pour RFO&lt;/a&gt; du 20 mars sur les sondages, faite par Claude Sérillon et Dominique Roederer, interview très gentille pour les sondeurs certes, mais pas inintéressante. Voici sa remarque: &lt;b&gt;&lt;i&gt;la dynamique nouvelle impulsée par Bayrou ne correspond à aucune référence pour les sondeurs&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, impossible de se fier à ce qu'on savait sur la droite ou la gauche, sur l'UDF, sur les reports de voix à l'intérieur des camps et le reste; du coup il est particulièrement difficile à évaluer, et (il ne le dit bien sûr pas mais je l'ajoute) c'est pour cela que les sondeurs en cherchant à se rassurer sur la persistance des clivages et de ce qu'ils savent finissent à travers leurs hypothèses par préjuger que le phénomène nouveau est négligeable, ou du moins mineur, ou va disparaître... (ou finissent par mal l'évaluer). &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils sont dans l'erreur la plus totale, bien sûr, ces sondeurs, mais ils ont l'excuse de la nouveauté. Il n'est pas faux de penser que, si les électeurs n'ont guère de mal à s'affranchir des clivages auxquels ils ne croient plus, cette attitude de retour vers les habitudes est en partie la raison pour laquelle les médias et sondeurs, comme les appareils, comme sans doute une partie des retraités, a du mal à nous suivre et à trouver les repères de l'ère qui commence au-delà des deux camps habituels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au passage, un grand défaut aux affirmations de Giacometti: on ne peut contrôler sérieusement, par le vote définitif, que les sondages faits juste avant (disons la semaine précédente) mais rien ne permettra jamais de contrôler les sondages de cette semaine: si c'est différent, on nous dira dans 7 jours que les Français changent d'avis tout le temps, ce dont je ne crois rien... tout prouve au contraire que les quatre candidats, comme les autres, sont quasi constants depuis début mars.&lt;/p&gt;
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                <title>Les partenaires des sondages Ipsos</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 30 Mar 2007 01:57:50 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;J'ai essayé de comprendre comment fonctionnait le système de partenaires des sondages réalisés par l'institut Ipsos. L'on annonce sur le site le sondage Ipsos/Dell SFR-Le Point mais la liste des partenaires est bien plus longue: une télévision, une radio, un magazine, un distributeur d'actualités internet, une marque de mobiles ditributeur d'actualités, une agence de presse, un institut de sondage, un fabricant d'ordinateurs:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- i&amp;gt;Télé et SFR qui sont détenus majoritairement par Vivendi dont le président du directoire est Jean-Bernard Lévy, ancien directeur de cabinet de Gérard Longuet (UMP, proche de Nicolas Sarkozy et beau-frère de Vincent Bolloré, qui a plus d'importance qu'on ne le pense, comme homme d'influence discret), ancien directeur des satellites de communication de Lagardère;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Europe 1, détenue par le groupe de médias de Lagardère, ami de Sarkozy, dirigée par Jean-Pierre Elkabbach, ouvertement pro-Sarkozy comme nombre de ses chroniqueurs, qui demande à Nicolas de le conseiller sur le choix de ses journalistes;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Le Point, propriété de François Pinault, une des grandes fortunes françaises, ami de Nicolas Sarkozy, dirigé par Franz-Olivier Giesbert, ouvertement pro-Sarkozy ainsi que son journal, de droite et cire-pompes à un point tel que c'est parfois contre-productif d'ailleurs;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- l'AFP, propriété de l'Etat, et qui dépend donc du gouvernement; du coup tous les journaux français écrivent leurs articles d'après des sources discutables depuis que l'AFP n'est plus à peu près neutre; le président de l'AFP est Pierre Louette, ancien membre du cabinet d'Edouard Balladur quand il était premier ministre;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Yahoo, en tant que distribution d'informations sur la Toile; Yahoo France est dirigée par Christophe Parcot, qui a pris du galon chez LVMH, de Bernard Arnault, ami de Nicolas Sarkozy;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Ipsos enfin, qui possède parmi ses administrateurs Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet de Balladur, conseiller politique de Nicolas Sarkozy et directeur général du groupe de ce Bernard Arnault;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- et Dell, premier constructeur mondial d'ordinateurs (américain), mais apparemment sans lien avec la politique française.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ça fait beaucoup. Bien sûr, ça ne prouve rien, et les théories du complot sont toujours trop simples pour être vraies. Bien sûr, cela ne prouve pas que quoi que ce soit est faussé dans ces sondages. Bien sûr, de toute façon les actionnaires sont presque tous sarkozystes aujourd'hui, de toute façon. Mais il est frappant de constater qu'il n'y a pas de diffuseur de gauche là-dedans pour chercher une certaine neutralité (du centre, de toute façon il n'y en a presque pas dans la presse française), pas de déontologie minimale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et surtout, si l'on ajoute l'orientation des dirigeants de tous ces groupes, et les pratiques constantes de mise au pas de la presse et des agences ces dernières années, de sélection des journalistes en fonction de leur orientation politique, de menaces envers la presse des sarkozystes à commencer par Nicolas lui-même, relayées par les rédactions en chef et les actionnaires, de l'autocensure qui dure, de tentatives tant de Sarkozy que des patrons cités d'établir des liens &quot;mutuellement profitables&quot; entre eux, pour l'aménagement ad hoc de la fiscalité de tel Pinault ou tel Vivendi, pour les cadeaux lors de la loi sur la TNT à Canal+ (groupe Vivendi) comme à TF1, ou les amendements Vivendi lors de la loi Dadvsi, les commandes d'état à Lagardère à qui le gouvernement a acheté la moitié de ses actions EADS avant qu'elles ne perdent la moitié de leur valeur, et tout le reste, on commence à se poser des questions. Je n'ai rien contre Ipsos, et l'on pourrait faire le même travail avec les autres, mais...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est même pas nécessaire que l'on demande quoi que ce soit à Ipsos. Simplement, celui-ci sait en bonne entreprise privée que le sondage servi n'a pas pour priorité d'être scientifiquement établi mais de satisfaire le client, et que le client n'est pas le public, mais celui qui le paie. Il y a dès lors autocensure et tripatouillage des données dans le &quot;bon&quot; sens, celui qui plaira; c'est d'autant plus facile que le système des sondages en France laisse aux sondeurs une marge de redressement au pifomètre énorme sans critère scientifique sérieux. On adapte en fonction de l'air du temps et surtout du client. Sinon, on risquerait de perdre des commandes. Ne vous inquiétez pas, ô consommateur de sondages: on trouve toujours une explication à vous fournir après avoir choisi les chiffres, et l'on fera comme si l'on commentait les chiffres avec componction, alors que les chiffres sont choisis d'après les résultats que l'on veut afficher et l'explication qui permet de justifier ces résultats, on la trouve toujours ensuite d'autant plus facilement que les méthodes de redressement restent secrètes et les résultats bruts aussi (sans quoi les sondeurs se feraient lyncher...).&lt;/p&gt;
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                <title>Quel adversaire voulez-vous?</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 06 Oct 2006 21:32:06 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;CSA a réalisé pour Le Parisien un sondage de plus dans lequel on demande aux Français quel candidat ils souhaitent au PS. Autrement dit, on demande aux adversaires du PS quel candidat ils veulent en face d'eux. Splendide! Mais quelle signification ce genre de sondage peut-il bien avoir? Déjà, les sondages sur les sympathisants au lieu des militants, c'était plus que douteux, mais les Français! pourquoi pas les Européens pendant qu'on y est pour dire aux militants socialistes pour qui il faut voter?&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sûr, la popularité de Royal étant plus forte à droite que celle d'un Fabius ou d'un Strauss-Kahn, ce genre de sondage la surévalue évidemment. Au sein du PS, ses adversaires ont des relais, des réseaux, des amis et peuvent mener envers les militants une bataille d'idées (l'inconnue résidant dans les nouveaux adhérents hors section). On peut donc penser, si les militants du PS ne s'en laissent pas conter par les média, qu'il y aura au moins un second tour intéressant. Mais peut-on être optimiste dans le PS d'aujourd'hui? Peut-on croire en ses militants?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Un peu de mémoire...</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 06 Oct 2006 19:20:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En septembre 2001, la Sofres publiait le sondage suivant que nous mettons en regard des résultats finaux:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sondage Résultats de l'élection Erreur relative par rapport au résultat:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jospin 27%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Jospin 16,2%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -67%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chirac 26%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chirac 19,9%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -31%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chevènement 9% Chevènement 5,3% -70%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laguiller 7%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Laguiller 5,7%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -23%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Pen 7%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le Pen 16,9%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; +59%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hue 6%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Hue 3,4%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -76%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madelin 5%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Madelin 3,9%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -28%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bayrou 5%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bayrou 6,8%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; +26%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pasqua 4%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; /&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -100%, forcément...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lipietz 2%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mamère 5,3%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;+62% (mais le candidat est différent)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mégret 1, 5%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Mégret 2,3&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; +35%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boutin 0,5%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Boutin 1,2%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; +58%&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Besancenot 0% (NT) Besancenot 4,3% +100%, forcément...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;St Josse 0% (NT)&amp;nbsp;&amp;nbsp; St Josse 4,2%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;+100%, forcément....&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Taubira 0% (NT)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Taubira 2,3%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; +100%, forcément...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lepage 0% (NT)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Lepage 1,9%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;+100%, forcément...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gluckstein 0% (NT)&amp;nbsp; Gluckstein 0,5%&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;+100%, forcément...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci pour le cas où certains seraient tentés de croire que les sondages d'aujourd'hui signifieraient quand même un peu quelque chose, à la même distance du vote qu'aujourd'hui. Moralité: les erreurs sont toutes énormes. Non seulement les sondages se trompent pour les deux premiers, mais aussi pour les suivants! Tout est faux ainsi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques sources d'erreurs en dehors du principe même du sondage:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Les candidats testés par les instituts sont en nombre moins élevé qu'à l'arrivée, et c'est vrai aujourd'hui; les candidats non testés représentent 10,9% des voix à l'arrivée, un candidat testé fait 4% alors qu'il n'est plus là au moment du vote.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Les deux candidats PS et RPR sont surévalués, comme aujourd'hui: à l'arrivée, -67% pour l'un, -31% pour l'autre. C'est énorme, mais dû à la manière dont les sondages fonctionnent et à ce qu'ils essaient d'imposer aux électeurs par leurs manipulations, un verrouillage à deux partis. Même remarque et mêmes conséquences aujourd'hui où l'on nous vend de manière aussi absurde deux candidats à 30%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3) Surévaluation et sous-évalution de certains candidats dûs à la pratique du doigt mouillé: les sondeurs rectifient tellement les données brutes que cela ne signifie plus rien. Ainsi, Chevènement, Hue et dans une moindre mesure Laguiller sont énormément surévalués, Le Pen très sous-évalué, Bayrou est sous-évalué, classé huitième alors qu'il arrivera quatrième (et l'on a entendu toute la campagne qu'il n'avait qu'à abandonner, souvenez-vous! on essaie de recommencer aujourd'hui, mais c'est nettement moins crédible ;-)).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://carnetsdeleclusier.hautetfort.com/archive/2006/10/06/deux-mains-ou-dix-doigts.html</guid>
                <title>Deux mains ou dix doigts?</title>
                <link>http://carnetsdeleclusier.hautetfort.com/archive/2006/10/06/deux-mains-ou-dix-doigts.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Cratyle)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 06 Oct 2006 14:19:25 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;A ceux qui disent que nous avons deux mains, François Bayrou répondait que nous avons dix doigts&amp;nbsp;pour illustrer sa volonté de promouvoir&amp;nbsp;de pluralisme. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On rencontre très souvent dans les sondages une tentative d'obliger les Français à se positionner à gauche ou à droite: très fréquent sur le net (et du coup les centristes, par exemple, n'y votent pas) mais aussi dans les instituts, commandes des média aidant. Exemple: Baromètre politique BVA-L'Express d'octobre 2006: &lt;font color=&quot;#231F20&quot;&gt;Lors de la prochaine élection présidentielle, en 2007, souhaitez-vous que soit élu un candidat de gauche ou un candidat de droite ? Ne se prononcent pas: 32% de ceux qui répondent (plus les abstentions et refus de sondage). Et ce malgré le matraquage Royal versus Sarkozy depuis des mois.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il y a un élément de comparaison fiable pour démontrer à quel point cette tentative de ranger les Français dans les deux cases du bipartisme est largement rejetée: le &lt;a href=&quot;http://www.cevipof.msh-paris.fr/bpf/barometre/vague1/synthese/BPF-V1_R03_DB-BC-JC.pdf&quot; title=&quot;données&quot;&gt;Baromètre CEVIPOF&lt;/a&gt; d'avril dernier. C'est l'un des rares sondages à avoir donné aux Français la possibilité de se placer au centre, sans quoi les UDF n'ont pas l'espace de s'exprimer, mais aussi de refuser le clivage gauche/droite. Voici les résultats:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Français se disent très à gauche à 3%, à gauche à 24 %, &lt;b&gt;&lt;i&gt;au centre à 15 %&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, à droite à 17 %, très à droite à 3% - et &lt;b&gt;&lt;i&gt;37% refusent de se classer sur une échelle gauche/droite.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec les 15% du centre et les 37% de refus de classement, cela fait 52% des exprimés qui ne se placent ni à gauche ni à droite quand on leur en donne la possibilité; plus ceux qui n'ont pas répondu du tout (refus d'être sondé, abstention...) et sont en général peu concernés par ce clivage: une énorme majorité des inscrits. On le savait, quoique certains le refusent, mais la chose est incontestable: le clivage gauche/droite qu'on veut leur imposer ne correspond à rien dans la tête des Français. Donc tous les sondages sur ce sujet n'ont aucune signification sans cette possibilité de se placer au centre ou de refuser le principe du choix. Et l'on ne permet à cette majorité de Français que de se déclarer &quot;sans opinion&quot;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les électeurs qui ne sont ni à gauche ni à droite, très largement majoritaires, ne sont donc pas limités à ceux qui rejettent le jeu politique en général, loin de là, et comprennent aussi ceux qui sont politisés mais refusent le clivage gauche/droite qu'on veut leur imposer le centre, les écologistes, les chasseurs et ruraux par exemple, nombre de partisans de petits partis ou d'extrêmes qui voient avec raison se profiler derrière droite et gauche les seuls deux gros partis, UMP et PS, qui ont fait de ces mots des synonymes de verrouillage politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute tentative de verouiller l'élection entre PS et UMP comme aujourd'hui ne peut qu'indisposer les 37% qui refusent de se classer à gauche ou à droite, mais aussi le centre, les extrêmes et les abstentionnistes: cela fait du monde, près de 2/3 des Français probablement. Quoi d'étonnant si l'on constate des révoltes du corps électoral et s'il arrive une surprise, méchante ou non, le jour de l'élection? C'était déjà le cas en 2002. Ce sont ces Français qui ne sont ni à gauche ni à droite qui feront l'élection.&lt;/p&gt; &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;javascript:tinyMCE.execInstanceCommand('mce_editor_0','JustifyCenter',false);&quot; onclick=&quot;tinyMCE.execInstanceCommand('mce_editor_0','JustifyCenter',false);return false;&quot; id=&quot;mce_editor_0_justifycenter&quot; onmousedown=&quot;return false;&quot; class=&quot;mceButtonNormal&quot; name=&quot;mce_editor_0_justifycenter&quot;&gt;&lt;/a&gt;
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