samedi, 16 septembre 2006
Voix qui ne se sont pas tues
Je suis allé réécouter le discours de François Bayrou du 2 septembre sur le blog de Jérôme Charré . Pour tous ceux qui ont été présents, ce sera un moment intense, peut-être plus qu'en vidéo parce que tout passe par la voix et que les images qui sourdent sont les vôtres, non celles du cameraman, souvent trop loin, et surtout ailleurs que vous ne l'étiez, qui donc s'écarte de votre souvenir, rend trop objectif en quelque sorte la vidéo qu'il offre. La comparaison avec la vidéo fournie par le blog de l'université d'été est éclairante.
Et pour les autres, me suis-je dit, ceux qui n'ont pas ces souvenirs? Qu'entendront-ils? J'ai essayé, quoique cela soit difficile, de me mettre par moments à leur place. Je trouve François très convaincant dans le déroulement de son discours et de ses idées, pas de crainte là-dessus. Mais il est difficile de tenir compte de l'absence du public pour qui écoute: le discours est tout entier construit, voire modifié en cours de route, en fonction aussi du public qui n'est plus là, et tout est pourtant dans le lien humain qui se crée, qu'on ne peut restituer si facilement de l'extérieur.
Bien sûr, certaines blagues (la référence à Jen-Yves, président des jeunes UDF, qui avait commis une bourde historique dans son discours, par exemple) ne sont pas compréhensibles hors de leur contexte; bien sûr, quand François butte sur certains mots dans l'excitation du jour, l'ivresse du lien, on s'en rend compte davantage sans forcément que le lien construit par la force du texte ne soit brisé pour autant. Bien sûr aussi, écouter les applaudissements venus d'ailleurs, c'est avoir une idée juste de l'ambiance, mais aussi un peu irritant, comme sur un CD, pour qui n'était pas là.
Voilà un exemple de ce qui est possible avec un podcast sur les blogs: nous fournir non le son lissé issu des micros et retranscrit sur les vidéos et télévisions, mais celui entendu de la salle. François, finalement, est plus humain ainsi.
04:35 Publié dans Politique au jour le jour, Université d'été | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, Bayrou, université d'été
jeudi, 07 septembre 2006
La vie à l'université d'été, 1
1
Une grenouille saute et plonge dans l'eau entre les roseaux. Du moins j'attribue ce bruit à une grenouille.
2
Un scarabée, sur le sable caché, tenait dans ses pinces une croûte de fromage. Du moins, avec un peu d'effort, peut-on l'interpréter comme du fromage.
3
On entend ronfler, là-bas; ce n'est pas un moteur, mais ça y ressemble, un peu comme les pétrolettes pour film de Charlot. Trop humain.
4
En pleine nuit, l'équipe, de noir vêtue, envahit la pièce. Le silence, c'était il y a si longtemps. Une preuve de vie n'est soudain plus nécessaire.
5
J'ai l'impression que la vie, c'est toujours la nuit, quand l'excitation intellectuelle du jour est tombée quelque peu pour faire place à la forme particulière d'ivresse qui traverse la nuit. Question de rythme dans l'enthousiasme?
6
Je me suis rendu compte assez tard qu'il y avait bien une entrée au village, et que j'avais dû la franchir en navette, que je la franchirais au retour.
7
Les parkings étaient vides, ça fait toujours plaisir.
21:30 Publié dans Université d'été | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, politique, université d'été
mercredi, 06 septembre 2006
La vie à l'université d'été, 3
27
Sur le bloc-notes distribué aux participants lors de l'université d'été, avec l'adresse du site des Jeunes UDF, et leur logo, cette citation: "Nous voulons substituer, dans notre pays, la morale à l'égoïsme, la probité à l'honneur, les principes aux usages, les devoirs aux bienséances, l'empire de la raison à la tyrannie de la mode, le mépris du vice au mépris du malheur, la fierté à l'insolence, la grandeur d'âme à la vanité, l'amour de la gloire à l'amour de l'argent, les bonnes gens à la bonne compagnie, le mérite à l'intrigue, le génie au bel esprit, la vérité à l'éclat, le charme du bonheur aux ennuis de la volupté, la grandeur de l'homme à la petitesse des grands, un peuple magnanime, puissant, heureux, à un peuple aimable, frivole et misérable, c'est-à-dire, toutes les vertus et tous les miracles de la République, à tous les vices et à tous les ridicules de la monarchie."
Avouez qu'à une ou deux notations près, tenant trop au contexte historique, cette citation-là nous va bien.
Puis la signature: Robespierre, 5 février 1794. Au pire moment. Non, l'UDF n'est pas devenue sanguinaire, et reste girondine. Mais il est des inspirations adaptées à aujourd'hui. Cette citation, pour une université d'été intitulée Construisons ensemble la révolution civique, n'est pas si mal choisie.
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Jean-Yves, pour son malheur, a placé dans son discours Victor Hugo il y a deux cents ans... inutile de chercher à rattraper le coup, c'était trop tard, et il a subi son bizutage de nouveau président des Jeunes UDF, François en profitant dès qu'une mention historique apparaissait dans son discours pour s'adresser à lui.
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Jean-Yves semblait un peu accablé par ses responsabilités d'organisateur, c'est vrai, par sa première expérience de la ronde médiatique, de la tribune devant plus de 2000 personnes et une série de télévisions, aussi, et sans doute fatigué samedi matin. Elle était pourtant réussie, cette université d'été, par la qualité des tables-rondes et des formations, et l'on m'a dit très généralement, sans que je puisse comparer moi-même, qu'elle était bien plus riche que l'an dernier. J'en témoigne.
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Les tickets-repas étaient de petits rectangles portant l'inscription: Village-club "Le Ponant" 1 Repas 2005. De même pour le petit déjeuner. Je me suis demandé un moment si j'allais arriver à manger avec les tickets de l'année dernière.
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Les journalistes, nous ne les avons pas vus souvent, du moins ceux qui couvraient l'évènement. J'ai rencontré un certain nombre de titulaires de la carte de presse blogueurs ou non, UDF ou non, munis d'un appareil photo ou non (merci Eric Gambrelle...), mais ceux qui représentaient la presse, on se serait attendus à les voir faire un reportage parmi les jeunes par exemple. Pensez-vous! Quelques questions à Arnaud et Jean-Yves, certes, mais pour le reste, il fallait attendre les moments médiatiques spécialisés, François à la tribune, venue de Rocard, Hulot et Barnier, etc. Pour le reste, ils s'incrustaient dans leur salle de presse.
Télé-UDF, la seule occupée en permanence, sera de plus en plus indispensable dans les mois qui viennent.
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J'ai passé beaucoup de temps à chercher les uns et les autres (à commencer par François, non pas celui-là) pendant les rares pauses en les regardant à hauteur de badge la plupart du temps avant de remonter vers leur visage. Heureusement, il y avait la nuit pour discuter, mais certains dorment, hélas.
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Une belle sortie d'Arnaud qui a quitté ses fonctions avec panache. On lui avait conseillé de tous côtés de se représenter à ses fonctions, dit-il; et il explique qu'à l'UDF, on peut quitter naturellement des fonctions, devant un parterre acquis à la cause du renouvellement.
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Quantité d'idées agitées en route dans les discussions, dont bon nombre devraient être notées non pour l'interlocuteur qu'on a en face de soi, ou pour soi, mais pour tous ceux qui sont dans un même cas en France, de manière à les faire circuler. Idées pour développer une section ou une fédération trop limitée, stratégies à mettre en place avec un blog, rapports aux associations (merci Christelle), etc.
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Dans la série "intéressant mais à améliorer", je placerais l'invitation de quelques associations pendant un temps trop bref, en un lieu trop restreint. C'est cependant évidemment à développer.
Je citerais aussi le travail sur les blogs, décidément insuffisant par rapport à ce qui est lancé ailleurs, et trop peu innovant. Du coup, les blogueurs s'organisent en dehors du parti.
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Le samedi, sentiment curieux d'être envahi de personnes, démocrates locaux, n'ayant rien à voir avec l'université d'été, et pourtant si: elles venaient pour le discours de François notamment. Nous étions soudain trop nombreux pour déjeuner en moins de trois vagues, avec nécessité de suivre la queue. Il fallait aller chercher des chaises pour le discours. Très peu de personnes portant des badges.
Le vendredi soir, de même, sentiment que certains ne venant qu'à la dernière minute pour le point d'orgue, cela les rendait moins légitimes en quelque sorte, ne leur permettait pas vraiment de rendre compte de ce qu'était en réalité cette université d'été.
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Une sorte de course permanente, pour nous, mais aussi pour les parlementaires, et bien sûr François. Ce n'est pas simple de pouvoir parler avec l'un d'eux en dehors de cette pression médiatique. Nous ne nous en plaindrons pas, pour être francs.
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Samedi soir, on prépare l'interview de Claire Chazal par François Bayrou, à moins que ce ne soit le contraire, ce n'est pas toujours clair sur TF1. 2 minutes, annonce-t-on. Cinq minutes plus tard: 2 minutes, annonce-t-on. Les techniciens disposent les meubles en attendant (c'est-à-dire les personnes qui sont là pour rendre le fond un peu moins noir derrière François Bayrou). Pour une fois, j'ai l'occasion de regarder TF1, c'est si rare; sans le son, ça n'est pas si mal. François prend le temps de regarder tout autour de lui: les gens se sont massés autour des barrières, pour un encouragement tacite, et l'ambiance est un peu tendue.
On entend tout bas au micro les réponses de François Bayrou, encore interrompu plusieurs fois (c'est l'habitude de Claire Chazal). Digne, avec juste ce qu'il faut d'humour. C'est à peine si les questions sont nécessaires: heureusement car nous n'entendons pas ces questions, réservées à l'oreillette de François Bayrou.
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L'assistance était très favorable à l'attaque des industriels liés aux médias commencée par l'article de Libération dont on a beaucoup parlé, puis par son discours de samedi matin. Certains après coup auraient souhaité une attaque franche de TF1. Je suis de ceux qui préfèrent le choix de François Bayrou, irréprochable et juste ainsi.
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Emmanuel, je l'ai trouvé en bout de table le plus souvent; en président de tablée. Une habitude? Il le nie.
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Rituel de la photographie avec François Bayrou pendant la réunion des blogueurs (très incomplète). Je n'avais pas emporté d'appareil, cette fois encore.
Pendant la discussion entre blogueurs, j'écoutais d'une oreille distraite Jacqueline Gourault, derrière nous, sur les parrainnages pour l'élection présidentielle, par intermittences, mais je suis resté poliment côté blogueurs. Je ne l'ai pas tout à fait regretté, soyons honnêtes. C'est le drame de ces universités d'été: toujours deux personnes à écouter en même temps, quand ce n'est pas quatre.
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Jean Lassale yodlée, en pyrénéen, pendant la Marseillaise à la fin du discours de François Bayrou.
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Tout ça vient en vrac, comme des souvenirs, un peu tard aussi, mais rentrée oblige.
17:39 Publié dans Université d'été | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : UDF, université d'été, politique
mardi, 05 septembre 2006
La vie à l'université d'été, 4
43 bis
Je tiens à prononcer miel. Non, me dit François Van de Ville, milk. Il s'agissait d'Eric, en réalité, pas de l'un ou l'autres des deux liquides.
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On parle de fraise des bois pendant les commissions. Rien que des compliments, si si, Fraise, c'est vrai. Certains se sont même aperçus pendant l'université d'été qu'un socialiste pouvait être sympathique. Ne généralisons pas, tout de même.
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Après la fin du discours de Rocard, sur la plage, un vent s'est levé qui a soulevé du sable; ça a gêné les journalistes, ou du moins ça aurait pu les gêner s'il y avait eu des journalistes, mais il n'y avait plus que des tables vides depuis longtemps de leur côté. Et l'on prétend que les blogueurs les gênent dans l'exercice de leurs fonctions...
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Un matin, je remarque sur la terrasse un papier, à trois mètres en hauteur, signalant une réunion de médecins située juste en-dessous (on avait oublié la flèche verticalement dirigée dans la direction des consommations). Trop tard, je n'avais pas été prévenu. Mais n'étant pas encore médecin...
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Un soir, j'aurais pu faire commettre une faute d'ortograf dans le programme du lendemain. Une occasion ratée, comme on les regrette ensuite.
48
Le départ en car. Je passe devant le Palais régional de Frêche. Qu'attend la Cour des Comptes pour enquêter sur toutes les dérives locales? Ne pourrait-on lui demander d'intervenir en pétitionnant assez nombreux, par exemple, dans une autre vie démocratique?
07:00 Publié dans Université d'été | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, politique, université d'été
samedi, 02 septembre 2006
La vie à l'université d'été, tome 2
8
"Le courage c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel." Jean Jaurès
"L'avenir dépend des révolutionnaires et se moque bien des petits révoltés." Jacques Brel
"A la consigne, je préfère répondre à ma conscience." Victor Hugo
Ce sont les inscriptions des tee-shirts Jeunes UDF distribués aux participants à l'arrivée. Je vous laisse interpréter les allusions.
9
Le Ragondin ou Myacastor (Myocastor Corpus) est un très gros rongeur qui peut atteindre plus d'un mètre de longueur et possède une palmure aux pattes. Le ragondin peut se reproduire toute l'année, et il y aurait (surprenant conditionnel) deux portées par an de cinq à six jeunes chacune. Voici ce que m'apprend l'écriteau posé sur la pelouse au milieu des herbes de la pampa. Il semble que nous soyons une sorte de zoo, au fond.
10
Au comptoir, je squatte en ce moment l'un des trois ordinateurs destinés à l'organisation et que les blogueurs sans portable viennent squatter chaque nuit, discutant longuement, avec une efficacité par conséquent limitée, tout en posant de temps à autre leur doigt sur une touche pour se fournir un prétexte à rester sur place. Décidément, il faudrait enfin une salle des blogs à la hauteur de la salle de presse, à prévoir l'année prochaine, et même si possible un peu avant: signaler le problème à l'UDF pour qu'un blogueur qui ait prévenu puisse écrire en direct lors du colloque sur l'emploi, par exemple, et aux futurs congrès surtout, sans emporter de portable, serait intéressant.
11
Jeudi soir, j'étais allé essayer d'écrire un billet en salle de presse. Décidément impossible de recommencer ça, les journalistes étant plutôt vindicatifs, peut-être parce que même non accrédités, les blogueurs sont vraiment perçus comme des concurrents. J'avais été plutôt gentil pourtant. Vous me connaissez, tout de même! Les journalistes sont-ils encore capable de prouver leur propre crédibilité sans s'abriter derrière leur carte de presse? Sont-ils vraiment incapables de se rendre compte que ce que nous faisons n'a rien à voir avec leur travail, heureusement pour nous d'ailleurs?
12
Le comptoir d'accès à la salle des blogs et ses trois ordinateurs tient lieu de salle de presse pour tous les blogueurs sans portable. Du coup je suis pris de temps en temps pour un gentil organisateur et l'on me demande où l'on trouve du papier toilette, comment rentrer à l'hôtel sans voiture, etc. Je compatis décidément envers les jeunes UDF chargés de l'accueil, particulièrement motivés, qui arrivent même à ne pas s'énerver. Bravo à eux. Fraise des bois m'y dédicace son livre entre deux mots sur son blog. Jérôme Charré, à mes côtés, a le malheur de posséder une chemise blanche comme les employés du VVF; on lui pose des questions plus souvent qu'à moi: avez-vous des cigarettes? pouvez-vous garder mon sac? le bar est-il ouvert [à 2h40]? avez-vous le code [lequel, je ne sais]? (à moins que ce ne soit que parce qu'il est moins concentré sur son travail, hein Jérôme, en apparence surtout). Il a fallu que Jérôme, pour conserver son incognito et faire oublier sa déplorable prestation à l'accueil, décore sa chemise du badge d'Edouard Bonhomme, Fédération 75.
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Je n'aurai pas eu l'occasion de goûter aux apéritifs des fédérations. Trop occupé. J'essaierai de prendre le temps de tester pour vous en parler demain. Par contre, d'autres personnes regrettent de ne pas boire assez à l'UDF, comme cette dame qui, à 2h40, vient demander si le bar n'est pas ouvert. Il est vrai que nous avions déjà vu auparavant une jeune fille déjà allumée et pas encore éteinte s'étaler près des escaliers et un grand rhétoriqueur du Puy-de-Dôme venir pontifier sur la signification postale du 63, et nous demander si nous étions prêts à aller au sommet, celui du Puy-de-Dôme. Il y a donc en notre position de veille de nuit quelque chose qui nous rapproche des urgentistes des hôpitaux ou d'une sorte d'allo écoute qui permet de mieux comprendre la détresse des corps sociaux.
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La photo de François Bayrou dans la verdure, chemise ouverte mais non dépoitraillée à la BHL - n'allez pas vous faire des illusions-, utilisée sur son poster, affichée près du restaurant, manque vraiment d'orange. Une seconde déception. On peut cependant se consoler en parcourant, tout à côté, les parasols aux couleurs de l'UDF autour du restaurant.
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Je prends le temps de faire un tour nocturne le long de l'étang du Ponant, le long du village où nous sommes logés, cette nuit. D'autres vous montreront des photographies, je me contenterai de quelques ombres de photographies: pins parasols aux branches en barreaux d'échelle tout autour du tronc suggérant l'ascension, retournés vers le ciel comme par un coup de vent et pourtant immobiles aux boules de lumière blanche; longs élangs élégants des mouvants plumeaux blancs, suspendus dans leur mouvement, des herbes de la pampa - lesquelles contribuent à délocaliser doucement notre université en Argentine; yucca comme séchés par l'août autour de leurs épines, dont les grappes étagées de fleurs montent trop blanches dans la nuit encore plus noire; très bas sur l'horizon irrégulièrement noir, points rouges alignés on l'imagine de phares rendant palpable un horizon de route au-delà de l'eau noire qu'on sent frémissante; cigales stridulant sans soleil un peu plus loin et c'est pourtant bien la nuit noire; un canot automobile - est-ce bien le petit baigneur, ce ST246239 suspendu au ponton flottant derrière l'écriteau "accès interdit", plongeon tout proche d'une grenouille que l'on n'aura pas vue; sous le mur pierreux et moussu de la digue, des reflets des lumières oh, non de la ville, simplement du restaurant, enlisées dans ce néant mobile du lac - et l'éclairage hyperbolique est décidément peu conforme aux vues des associations écologiques que nous venons de recevoir.
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Pour trouver le chemin de la plage, il suffit de suivre la flèche orange qui suit le mot "bienvenue", plusieurs fois répétée. Et c'est ainsi que je prends plaisir à me faire souhaiter la bienvenue tout au long de mon chemin plusieurs fois par jour.
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Si l'on vous demande où est la Grande Motte, répondez que c'est près du Grau-du-Roi. Cela suffira.
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"Il est des nô-ôtres... Il a bu comme les au-autres.." hurle plutôt que chante, à satiété, un groupe de jeunes, à la terrasse du restaurant, qui ont décidément du souci à se faire avant de devenir pouvoir devenir des notables.
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- Qui est-ce? - C'est le grand qui est sympa...
me répond Farid Taha, sans se rendre compte immédiatement que cela ne suffira peut-être pas à me permettre de le trouver...
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Angélique (oui, c'est bien celle-là) hésite à être candidate aux législatives, comme tant d'autres jeunes femmes qui n'ont pas moins de qualités que les hommes. Ceux-là hésitent pourtant nettement moins. Le lendemain, j'entends une jeune femme me dire qu'une amie abandonne ses mandats pour ne pas être élue en même temps qu'elle élève ses enfants. Elle a pourtant un mari qui élève les mêmes enfants que je sache et qui ne voit pas là une incompatibilité avec ses engagements... Il faudrait sortir de ces comportements-là si l'on veut obtenir la parité un jour.
21
Une femme qui se fait photographier une longue herbe de la pampa fichée dans le chignon. Je ne connais pas son nom.
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Chaises pliantes en bois, aiguilles de pin séchées sur le sable douces sous les pas (sous réserve d'avoir des chaussures). C'est sur la plage que l'on suit les discours en plénière, sous un dais ouvert à droite comme à gauche, le fond de l'estrade partiellement formé d'un cadre d'alliage délimitant un large rectangle pas tout à fait fermé, constitué d'une bâche en plastique transparent portant le logo de l'UDF, assez légère pour qu'on puisse s'imaginer qu'elle n'existe pas et regarder à travers elle au loin, mais assez présente pour laisser sa pellicule filtrer l'éloignement.
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A l'accueil, deux files: "avec règlement" ou "sans règlement". Songer qu'il est possible de choisir l'option "sans règlement" est tout de même la preuve que les choses évoluent à l'UDF.
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Mais il faut aller se coucher à cette heure-ci: c'est Quitterie, et c'est la troisième fois que j'entends ça cette nuit. Décidément, quand ces jeunes UDF seront parents d'adolescents, découcher sera difficile.
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Un peu plus tard, et c'est Jean-Christophe: - ce n'est pas raisonnable - non - tu as raison, répond-il, pour faire de la politique, il ne faut pas être raisonnable, sinon il faut laisser cela aux administrations.
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Au forum des parlementaires, Jean Lassalle, qui répond aux questions: "il faut retrouver la fierté d'être un homme". D'autant qu'il est minuit moins cinq. Une immense présence, palpable, avec un sens du tragique du monde qui ne doit que peu de chose au théâtre. Lent dans sa parole, haut de gestes, sûr de ses valeurs, solide dans son engagement.
05:00 Publié dans Université d'été | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : UDF, blog, politique, université d'été
jeudi, 31 août 2006
Blogueurs UDF à l'université d'été
Le blog de l'université d'été cite 6 blogueurs UDF présents à La Grande Motte: ridicule. Mes services de renseignement, grâce à leur agent infiltré, en ont repéré 17, cités ci-dessous. Je propose un jeu à mes lecteurs: trouver le nombre exact de blogs UDF non déclarés présents en fraude à l'université d'été; question subsidiaire pour départager les indécis, plus facile: combien de blogs dans votre région? (Blogs de section compris. Un auteur de plusieurs blogs compte plusieurs fois, puisque je compte les blogs, vous l'aviez compris.) M'envoyer les deux nombres avant jeudi 1é heures sur ce blog. Participation des organisateurs de l'universtié d'été autorisée au cas où ils me liraient (ça permettrait d'augmenter la liste des blogueurs mentionnée sur le blog de l'université d'été). Première liste:
Démocratie sans frontière (Argenteuil, Val d'Oise) - http://demsf.free.fr/B1935116114/
Blog-notes de Jérôme charré (Aulnay-sous-bois, Seine-Saint-Denis) - http://jcharre.typepad.com/
Mon Aulnay (Jérôme Charré aussi) - http://www.calepin.info/
Le Calepin de BeM (chez BeM) - http://www.calepin.info/
François Van de Ville (Nîmes, Gard) - http://françoisvandeville.hautetfort.com/
Farid Taha (Oise) - http://taha.fr/blog/
Yves Clément (Loiret) - http://yvesclement.org/
Angélique Ballet-Baz (Arve Mont-Blanc, Haute-Savoie) - http://www.angeliqueballetbaz.new.fr/
Section UDF Arve Mont-Blanc - http://arvemontblanc.over-blog.org/
Section UDF d'Aubagne - http://www.udfaubagne.com/
9e circonscription des Bouches-du-Rhône - http://udf9.over-blog.com/
Alexandre Janvrin, Tikoala reporter (Paris) - ? (a changé)
Julien Fréjabue (Yvelines) - http://julienfrejabue.blogspirit.com/
Thierry Rochas (Paris) - http://www.thierryrochas.com/
Emmanuel Lempert (Paris) - http://carnetdemmanuellempert.hautetfort.com/
et il y a aussi Carnets de l'éclusier (Paris)... mais où ai-je bien pu mettre l'adresse? ah oui, elle est là-haut...
23:39 Publié dans Université d'été | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog, UDF, université d'été
Arrivée à La Grande Motte
1
J'offre des figues fraîches en provenance directe de Paris au sortir de la gare à trois autres universitaires. Réflexion: ils ont des figues fraîches à Paris? Eh oui, nous sommes toujours servis les premiers (après les cueilleurs quand même)... Le ventre de Paris, comme disait Zola, c'est quelque chose. Preuve qu'il faut dé-cen-tra-li-ser. Mais pas trop quad même: nous, on tient à en recevoir, des figues fraîches.
2
12h - Une nouvelle invention de Villepin? Plusieurs universitaires en stage parking près de la gare de Montpellier, reconnaissables à leur tee-shirt orange.
3
La navette n'est pas orange. Déception. Mais tout de même, les rideaux le sont, ça rassérène.
4
Lors de la visite de Montpellier, j'ai remarqué cette locomotive d'un noir luisant sur cette place dont je n'ai pas remarqué le nom (en plein virage c'est plus difficile), avec son wagon glamour. Sans doute un mouvement à la gloire de la résistance Fer dans l'Hérault.
5
Hérault, ça n'est pas bien orthographié. Héraut, déjà, conviendrait mieux à la situation politique. Ou Héros, peut-être, avec un peu d'hyperbole, mais cela ressemble trop aux pratiques de Marseille.
6
Direction l'aéroport. On roule drôlement vite, à Montpellier, ça surprend un parisien. Non qu'on respecte tant que cela le code de la route à Paris, mais si Frèche s'est attaqué souvent aux personnes, par contre il ne s'est pas encore attaqué aux voitures. Par contre, Delanoé, qui a pour politique de "faire subir l'enfer aux automobilistes", semble attiré par le gothique (non, pas architectural, urbanistique seulement).
7
Arrivée à la Grande Motte. Non, non, je vous vois venir, vous, ça vous fait penser à Villepin et à ses c... eh bien non, c'est l'UDF ici!
Suite dans quelque temps... il est 14h15
14:15 Publié dans Université d'été | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : UDF, université d'été, politique, Grande Motte, Montpellier
dimanche, 27 août 2006
Blogueurs invités à l'université d'été
Fraise des bois, me voilà! - http://mamilitance.blog.lemonde.fr/
Un ministre sera invité à l'université d'été; pas du gouvernement Villepin, rassurez-vous, mais du Bloggouvernement de la République de Blogalia (capitale Montcuq); je ne me souviens pas de ses attributions - est-ce si important? Militant socialiste - on ne peut pas être parfait-, Fraise, alias Philippe Thomas, observe de l'intérieur les coulisses du parti, ses affrontement de personnes, et l'actualité dans la mesure où elle concerne les socialistes. Ses chroniques viennent de sortir en livre sous le titre Fraise des bois, me voilà!. Il y fait preuve d'humour et d'un certain sens de la dérision, lequel est fort nécessaire par les temps qui courent au parti socialiste, pour se convaincre que SR est décidément le bon choix (mais si).
Journal d'une cantilienne - http://canteleu.paysdecaux.com/
Le blog normand (Canteleu est près de Rouen) de Chantal Tréguer, ancienne militante socialiste, partisane de François Bayrou sans être membre de l'UDF, est référencé depuis longtemps ici. Carnet d'actualité politique, nationale et souvent locale aussi, très connu en Normandie, son blog porte avec enthousiasme et fraîcheur, un ton à elle, des convictions de militant de base, de celles qu'on a envie d'entendre. Un blog, c'est après tout d'abord fait pour ça, entendre parler ceux qui n'ont plus la parole dans l'univers politique.



